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POURQUOI TANT DE HAINE !!

C 00 - L’ETERNEL RETOUR D'UNE HAINE SANS OBJET

31 Janvier 2016 , Rédigé par saïda b Publié dans #Société - Education, #Morale

Ils ont inventé l'espoir puis répandu son antidote : l'aporie libéro-humaniste

Bien que franchement destiné à relever le caractère irrationnel des positions et pratiques politiques des USA & Co, cet essai ne décrit ni n’analyse, ne soutient ni ne dénonce quiconque. Il se contente de relever des faits établis par les occidentaux eux-mêmes, et tente de les relier par un fil ténu de sens. Ça ne m’empêche pas de m’exprimer à titre personnel. Très personnel. M’inspirant exclusivement d’une production culturelle occidentale, je remonte des éléments épars d'une histoire dense de l’action civilisatrice partie de l’Ouest (!), qui me semble prendre racine dans un passé jamais dépassé. Bien avant la conquête des Amériques dont, par un hasard singulier, on retrouve certaines pratiques chez les islamistes en Algérie durant les années 1990 !

Cette rétro projection profane de l’action civilisatrice donne l’impression d’une superposition en pelures d’oignons de faits dans lesquels les dirigeants, un nombre infiniment réduit d'hommes, semblent entravés dans une crise d'adolescence virale sans remède. Oubliant d’acquérir de la maturité avec les siècles et l'expérience, ces mecs dépourvus de nez semblent se réaliser dans une confrontation violente au Monde, dans une tentative vaine de fuir une terreur qu’ils portent en eux.

 

Ma biographie associée au thème

Professeur d'anglais dans les années 74/ 90, j'ai très tôt perçu le risque de m’ensevelir dans le rôle du Maître ; du dominant. J'ai vite tiré le Maître attitré, le personnage en possession d’un titre vers l’arrière pour le ramener au niveau de la Personne habillée par le doute, moi ici et partout. Le professeur a apporté une matière et une méthode ; la personne une qualité de relation. La mise en concordance de mes deux fonctions d’adulte a rendu possible une véritable égalité des chances en cours, le rapport des jeunes entre eux n’étant plus déterminé par leurs connaissances et leurs niveaux seuls, mais aussi par l’effort personnel dans la dynamique du groupe classe. De cette façon, la matière enseignée n’était plus une source de valorisation ou discrimination, mais un vecteur de communication entre des jeunes qui ne s’adressaient pas la parole auparavant, statut socioculturel oblige. C'est ainsi que j'ai appris à enseigner.

En rédigeant cet essai, je continue à tenter de créer les conditions d’une parole réinventée sur des bases franches, directes, ce qui demande un peu de courage dans un univers où la franchise vous met en danger. Je compte sur votre réactivité à la provocation volontaire de mon expression pour que le Verbe soit. Enfin !

Les termes en italiques indiquent des formules consacrées, d’usage spécifique (jeunes …), fantaisistes ; des interjections, une insistance, un usage non conventionnel.

Les termes chrétien, juif et musulman se réfèrent non à la pratique religieuse ou à la communauté, mais à un état d’esprit. Les minuscules servent à établir cette distinction.

Hors propos

Du temps des rois et des seigneurs, les hommes d’importance escamotaient leurs organes différentiels dans des pantalons moulants. Or, en escamotant l’expression de leur genre intégral, ils ont vidé leur entrejambe de son contenu, se castrant psychiquement de leur plein gré, comme si la dématérialisation de l’extrémité de leur ventre faisaient d’eux des anges ! Ils n’étaient plus des hommes mais une configuration matérielle de leur pensée pure.

Les femmes pensantes ou débordantes de biens matériels ont fait de même. Elles se sont débarrassées dans leurs têtes de la partie postérieure de leur anatomie spécifique qui, notons-le on n’y peut rien, se trouve au même niveau du corps que celle des messieurs. Elles ont fait disparaître leur féminité rondouillarde médiane en magnifiant leur derrière aristocratique au moyen d’un faux cul bien nommé élégant. Une technique de camouflage enfantine car vaine, mais créatrice d’une richesse durablement enrichissante puisqu’elle a contraint la société occidentale à produire un jour la psychanalyse.

Jusqu’à l’acquisition de la modernité clés en main, produite et commercialisée par des anges sexuabilisés, les hommes dans les sociétés archétypes avaient su préserver l’équilibre entre leur corps et leur esprit en portant des pantalons amples, des pagnes, ou rien du tout. Depuis qu’ils se sont modernisés, ils portent des caleçons collants, des cravates bien nouées, et des chaussures cirées pointues sous un soleil de plomb, dans une poussière qui authentifie leurs origines visiblement arriérées, comme leur langage artificialisé le révèle dans des tonalités non escamotables. Comme leurs modèles déroutés, qui les conçoivent, produisent et vendent, les hommes nouvellement civilisés utilisent des crèmes à base d'urée synthétisée qui sent si bon, mais qui ne donne à la peau une apparence plus naturelle que nature que le temps d'être absorbée et de provoquer une sécheresse telle qu'il faille en remettre une couche toutes les dix minutes. Alors que nous produisons une urée personnelle naturelle neutre dont une seule application protège jusqu’au contact suivant avec l’eau. Évidemment, notre urée à nous est moins smart que celle fabriquée avec des procédés qui polluent les nappes phréatiques et desquament l’épiderme.

Une gestion déviante des ressources naturelles qui autorise que l’on s’indigne du dynamitage[1] de monuments millénaires par les extrémistes musulmans conçus par soi-même, quand soi-même n’hésite pas à réduire en éclats ces mêmes sociétés, réduisant les populations en moins de temps qu’il ne faut pour le dire, à une guerre civile absurde d’où jaillit une migration invasive vers cet Ouest tellement dépourvu de valeurs mais tellement puissant ! Comme si une tactique perverse était mise en œuvre pour injecter du sang neuf plus blanc que le brun et le noir importé dans ces sociétés à la démographie dangereusement déficitaire, où le taux de chômage dangereusement bas ou dangereusement élevé parce que le profil de milliers de chômeurs ne correspond à aucun des milliers de postes à pourvoir, parce que les gestionnaires des besoins ne gèrent rien, met en péril l’économie du monde libre. Et de l’Autre monde …

Avant propos

Cet essai se veut l'expression d'un refus irrévérencieux[1] du fait du prince. Pas du prince dans sa fonction symbolique mais dans sa fonction politique, qui consiste à décider de l'orientation à donner à l'Histoire, à laquelle est attribuée un statut de commandement, et nous contraint à organiser nos vies selon ses vices et ses faiblesses à lui. En voici un, de commandement vicieux : « C'est donc une chose tout avérée, que l'origine des plus grandes et des plus durables sociétés, ne vient point d'une réciproque bienveillance que les hommes se portent, mais d'une crainte mutuelle qu'ils ont les un pour les autres[2] ». Une guerre froide sur des cendres éternellement chaudes de tous contre tous comme garantie de paix durable ! Dont la durée est relative puisque aucune de ces société n’a résisté aux méfaits de la crainte des uns pour les autres. En tout cas, il n’en reste point de traces à notre époque épique. C'est ainsi que nous vivons encore aujourd'hui, avec de moins en moins de paix en perspective. Les sociétés se consument de l'intérieur et se défont comme des organismes vérolés par des craintes mutuelles entretenues de façon ingénieuse par des producteurs de peurs cycliques.

Par ailleurs, une vérité exprime une croyance, et non l'état des choses. Elle correspond à une société donnée à un moment donné de son histoire, de ses connaissances, de ses intérêts. A supposer qu’elle soit effectivement applicable telle qu’elle est énoncée, elle ne peut concerner que cette société-là, à ce moment-là, dans ces conditions-là. Et encore, faudrait-il que des conditions socio-éducatives idéales prévalent, qui garantiraient à chaque membre de la société une chance égale à celle de quiconque d’élaborer une conscience de soi sur la base d'une inégalité assumée, intériorisée en tant qu'option unique de cohésion sociale, de stabilité politique. Une formule en totale contradiction avec l'idéologie de la libre entreprise, pour qui tous les moyens sont bons pour arriver à ses fins à soi, nécessairement en confrontation avec les fins des autres. Rien à voir avec un objectif de bien-être global. Ou bien, il faudrait pouvoir développer chez une proportion suffisante de citoyens dominants la capacité de produire et entretenir chez leurs concitoyens dominés une terreur sédentaire qui les dissuaderait de toute tentation d’initiative contrariante. Dans le meilleur scénario, évidemment improbable, cette option donnerait avec le temps une paix garantie par consentement mutuel, comme la précédente, autour de barrières transmises naturellement par des groupes distincts apaisés, confiants en leurs destins respectifs, jouissant d'une volonté commune de conserver chacun son statut. Cette idée invalide de fait la sentence du prince telle qu’elle est formulée dans la citation, puisque l'arme de régulation brandie, la peur de l'autre, ne serait plus le vecteur de l’ordre social.

Le problème que pose les faits des princes passants à l'humanité entière réside dans la sacralisation de pensées individuelles appliquées dans un sens univoque. La pensée de Monsieur Hobbes introduit le fantastique dans les modes de gestion des sociétés : quiconque a la capacité d'émettre une idée et de la faire admettre par quiconque acquiert un statut de prophète. Ce qu'il affirme devient Le Verbe. Ceux qui s’approprient sa pensée sont ceux qui en tirent un profit personnel. Pas nécessairement parce qu'ils y croient, mais parce que c'est une façon banale d'être puissant. Indispensable pour ceux qui, dépendant de son pouvoir, en tirent profit. Or, l'appropriation des pensées des penseurs par leurs successeurs en pensée façonne les sociétés de façon artificielle[3] . C'est contre ces faits du prince-là que je m’exprime ici. Mon mode d'expression est l'écho paradoxal : je réagis sur le vif[4] et en contre allée à des informations que je prends là où je les trouve. Il suffit qu'elles produisent un doute chez moi. Par exemple, cette citation : « Tous ces faits montrent bien que les Juifs, quant à eux, recherchaient moins l'égalité des droits que les privilèges et les libertés particulières. Il n'est pas surprenant de constater que les Juifs privilégiés, étroitement associés aux entreprises économiques de leurs gouvernements et parfaitement conscients de la natre et des conditions de leur statut social, aient répugné à voir étendre à tous les Juifs cette liberté, achetée sciemment au prix de leur services, et qui, en conséquence, pouvait difficilement devenir un droit pour tous[5] » m’inspire spontanément une réaction initiale : un peuple élu banalement ordinaire en somme. Puis une extension : les juifs se conduisent notablement comme tout le monde. Enfin, une interrogation, hypothèse : serions-nous tous juifs ? Dans ce cas, ils ne méritent pas la notoriété qui leur est faite, en bien pas plus qu’en mal.

D'accord, ce sont des juifs qui détiennent les monopoles de la puissance dans le monde, mais en sont-ils responsables ? N’était-ce pas les chrétiens qui, incapables de tenir eux-mêmes leurs comptes, ont prétexté de la pureté de leur statut d'élus de dieu pour céder la sale besogne à d'autres, considérés à la fois moins dignes et meilleurs gestionnaires ? Ce serait donc les chrétiens qui seraient historiquement responsables de la richesse extrême de certaines familles juives, confinées depuis des siècles dans la manipulation de l'argent et des alliances stratégiques périlleusement douteuses. Sans compter que cette pratique, devenue haïssable du fait des dérives qui lui sont attribuées, n'est pas un avantage franc pour les juifs ordinaires. Non seulement ils n'en tirent aucun bénéfice mais, en plus de subir la diffamation dirigée de façon indifférenciée vers le Juif quel qu'il soit, ils font l'objet d'un dédain souverain de la part de leurs coreligionnaires privilégiés. Comme partout en somme. D’où peut provenir cet amalgame qui perdure ? Est-il accidentel ou entretenu ? Dans ce cas, entretenu par qui ? Pourquoi ? Et comment ?

[1] Irrévérencieux n’est pas irrespectueux !

[5] Les origines du totalitarisme – Sur l'antisémitisme, Hannah Arendt, Points, 1998, p 53

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