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POURQUOI TANT DE HAINE !!

C 01 - Ma méthode : la non réflexion

Rédigé par saïda b Publié dans #Société - Education - Morale

Bien que franchement destiné à mettre en surbrillance le caractère irrationnel des pratiques politiques des USA et, par transfert de compétences, celles des puissances occidentales actives sur le plan géostratégique, cet essai ne prétend ni décrire ni analyser ni prouver ni soutenir quoi que ce soit. Il se contente de remonter des éléments épars d'un décor rapporté, transposé à l'infini, qui me semble de plus en plus relever d'un caractère culturel occidental. Ce n'est pas moi qui parle de guerre de religion, on voudra bien me l’accorder. N’est-ce pas à Jésus que l’un de ses compagnon attribue ces propos : « Je ne suis pas venu apporter la paix mais le glaive » ? Dans ces décors rapportés, les dirigeants, un nombre infiniment réduit d'humains, semblent s'accomplir dans une crise de personnalité à cycles courts jamais achevés puisqu’ils se répètent. Oubliant de grandir avec les siècles et leurs erreurs, ils se réaliseraient dans une confrontation violente au monde entier dans un délire récurent alimenté par leurs propres terreurs.

Ma motivation est de nature méthodologique. Il s'agit pour moi de relier des faits à priori étrangers les uns aux autre, mais qui me semblent converger en un point qu'il me reste à situer. Mon objectif et mon souci sont de pouvoir les inscrire dans une perspective qui donne du sens à des comportements insensés. Le cheminement intellectuel est résolument la non réflexion intentionnelle. Ce qui m'interpelle fait l'objet d'un traitement intuitif : je ne lui accorde pas l’ombre d’une analyse logique. L'interrogation est suivie d’une réponse qui en découle naturellement, sans résistance ni pression contre moi-même. Sans effort donc. En tout cas pour moi. Je ne garantis pas la maîtrise du genre, et je n'y tiens pas. C'est dans l'acceptation de l'imperfection que se construit une relation, non dans l’effort d’une perfection de façade, qui repose sur des visions sectaires, un mensonge forcé, ou une tentation de séduction. Je me prévaux donc de l'imperfection. Si cette réflexion trouve preneur, c'est qu'il y a encore des chances pour que la mise en scène guerrière mise en œuvre par quelques fous de Dieu ne soit pas une issue fatale. Une mise en scène qui brouille les cartes et permet de justifier un embrasement général au nom de valeurs que l'on veut vaille que vaille à la fois siennes propres et universelles. Mais toujours siennes à soi en exclusivité. Je persiste à croire à ces chances même si elles dépendent d'un éveil vif des sens des partenaires Européens des USA, qui gagneraient à faire un effort pour récupérer leur nez à eux. Ce n'est pas encore au programme … Depuis, Obama est arrivé-é-é … Et depuis peu, Hollande en France. Sans garanties[1].

A l’origine de ma réflexion, comme une bille déposée sur un plan incliné se met à rouler, entraînée par son propre poids, l’essai s'est mis en route de façon spontanée à la suite du visionnage du film « Gentlemen's agreement »[2] en 2008. Il s'est élaboré ensuite au hasard de mes lectures, des films et documentaires et autres éléments disparates qui ont donné à un thème récurrent en Occident, l'antisémitisme, une perspective inattendue. Comme des pièces détachées prennent une perspective inattendue en se rassemblant. Comme les pièces d'un puzzle en donnent une au fur et à mesure qu'une image se révèle à notre perception. Un recours profane à Internet m'a permis de préciser l'identité de l'un, la date de parution d'un produit, le contenu d'une citation ... J'ai perçu des rapports entre des faits épars, et eu le sentiment de la possibilité d'une erreur fatale dans l'organisation de l’information à l'échelle mondiale. Ou plutôt d’une arnaque inconcevable par un esprit sain.

 

لا

 

Je retire de mes différentes sources d’information que le Monde va très mal, comme si l’humanité, bloquée au stade d'une préadolescence pathologique, n’accédait pas à l’âge de la barbe au menton. Des frustrations accumulées au cours des siècles et des millénaires, reproduites sans jamais être ni formulées ni résolues, mèneraient les représentants des humains par le tout petit bout de leur tout petit nez. Tellement petit qu'ils ne savent plus qu'ils en ont un, et que c'est par là qu'ils respirent ; comme tout le monde. La Pensée libérée des contraintes de la raison les domine, nous menant à notre perte dans un consentement mou globalisé. Considérée sous cet angle, l'agressivité internationale des USA prend une coloration différente de ce qui peut entrer dans le registre politique. A l'origine du caractère belliqueux et fantasque des gendarmes du monde, il y aurait une rage intériorisée ! Par un processus de préservation d’acquis considéré dus, les classes dirigeantes auront développé une foi mystique dans le caractère sacré de leur destin de dominateurs. Une conscience de gardiens du Temple convaincus de la justesse du sacrifice des autres pour la gloire d'un dieu qui les aura investis de cette mission. Sauf que qui dit puéril dit juvénile, immature, naïf. Irresponsable. Et le sens est rétabli : le pouvoir politique américain serait exercé par des adolescents en état de désordres pubertaires. A la fois insatisfaits et surs d'eux, en permanente recherche de quelque chose loin de chez eux. Non, il n’y a pas que le pétrole. Et les américains ne sont pas les seuls à manquer de quelque chose chez eux, le pétrole mis à part. Il y a aussi la religion, mais pas comme source et objet de spiritualité, de philosophie, de questionnement. En tant que cadre identitaire dans lequel s’élaborent des perceptions particulières, des modes de pensée et de fonctionnement collectifs, territoriaux, reconnaissables par les pratiquants, et identifiés comme tels par les non pratiquants.

Ma réflexion se veut un mode d'expression libre, sans prétention ni parti pris ni concession, que j'ai envie de partager. Sans parti pris mais avec une sensibilité assumée. Réfléchir ensemble est tout ce qui nous reste pour continuer à préserver notre soi intégral malgré la mainmise totalitaire des pouvoirs dits spécialisés sur l'ensemble des domaines de la vie en société, en particulier les pouvoirs de l'information. Faisons-le tant que les tentatives de résistance à l’absurde peuvent encore se manifester sans risquer un bûcher, une lapidation ou une déchéance de nationalité ! Parlons-nous à côté de l'édition réservée aux experts ou à la lecture conventionnée, dans un monde qui n'est presque plus tout à fait le nôtre tant les analyses et commentaires se font entre esprits savants, dans une lutte sans merci pour la maîtrise de l’opinion. Tant les décisions se prennent contre nos avis à nous qui ne voulons pas d'un état de guerre permanente ; aussi froide puisse-t-elle être.

Profane intégrale en religion comme en politique, sociologie, histoire, ou tout autre domaine d'expertise, je me positionne sur un plan strictement opérationnel : je m'exprime en tant que moi avec une sensibilité singulière, mais pas plus que la vôtre. Vous vous considérez libéral de cœur ? Vous vous sentez démocrate, juste, curieux, fraternel ? Je vous mets à l'épreuve de la contradiction formelle. Je n’accorde aucun crédit à quelque affirmation ou concept que ce soit, pour la raison qu'il me faudrait alors avoir des convictions. Or, les convictions agissent sur nous comme le vent sur les nuages : elle nous poussent là où elles veulent[3]. Je ne veux pas dépendre d’un vent ou d’un autre, et propose de considérer les choses non plus au travers du concept de vérité mais de responsabilité, qui autorise à assumer ses actes à hauteur de sa conscience. Mon intention n'est pas d’agresser. Je dis comment les choses me parlent, pas ce que je crois ou veux. Mais je sais que vous vous sentirez agressé, et accepte volontiers les retours de manivelle en boomerang. A une condition : que vous vous interdisiez les accusations de principe sur ma personne ou mes motivations.

 

لا

 

Peu m’importe ce que vous croyez ou ne croyez pas ; qui vous admirez ou dédaignez ; ce que vous préférez ou haïssez. Ce qui m’importe, c’est de savoir si nous sommes suffisamment intelligents pour décider de partager un espace qui nous est commun. Cet espace commence avec la parole. Gardez donc vos références pour vous, je garde les miennes pour moi. Je m’en tiendrai à des faits. Les philosophes, poètes, grands penseurs et grandes civilisations nous lèguent leurs idéaux, interrogations, pratiques et sciences depuis la nuit des temps. Nous n’en sommes ni plus avisés ni plus bienveillants ni plus apaisés pour autant. Ne vous laissez donc pas leurrer par l’apparente virulence de mes propos. L’objectif de la provocation est pédagogique : vous faire prendre conscience de réactions irrationnelles habituelles auxquelles vous ne prêtez pas attention parce que l'occasion ne vous en est pas donnée. Cet essai vous en donnera du début à la fin. Comme on en donne aux enfants de leur naissance à l'âge de la rupture. Car, même dans les actes éducatifs qui font consensus, comme l’exigence du « s'il te plaît » et du « merci » ou l’interdiction d'arracher son pain au chocolat à son camarade, un enfant y consentira différemment selon qu’il se sent libre d’obéir ou contraint de se soumettre. Pour vous faire admettre cette vérité-là, dont je vous invite à démontrer le contraire si vous le pouvez, je vous mets en situation : je vous agresse de mille et une façons, délibérées mais cordiales. Et j’affirme que la guerre des guerres, le fameux choc des cultures, de civilisations ou de sociétés, est une manifestation d’une pathologie comportementale d’adultes inaccomplis occidentaux. Je vous en donne un premier aperçu à l’instant. Un proverbe de ma société d’origine arabo-berbéro-judéo-africano-musulmane dit : « Une main seule ne peut pas applaudir. », posant la nécessaire complémentarité des fonctions ; principe de coopération, collaboration, solidarité ... Un proverbe de ma société d’accueil franco-européo-occidentalo-sionisto-chrétienne dit : « Rien ne vaut l’œil du maître », sacralisant la suprématie du plus fort, instituant la défiance et l'exclusivité de l'exercice du pouvoir. Je les mets en équation ces deux pensées simples, cohérentes chacune dans son registre de pensée, et les s’associe dans mon esprit revêche aux faits des princes dans une synthèse simplificatrice : « Une main seule ne fait pas un maître ». Ceci pour rappeler aux Maîtres et aux petites mains insignifiantes que le plus méritant n’est pas celui qui tire bénéfice du travail des autres. Que ses privilèges, il les doit à la masse qui le sert tout en vivant dans la misère. Et cette misère-là fait leur grandeur à eux, pas la vôtre. C’est ainsi que les dirigeants des pays démocratiques sont devenus des maîtres absolus. Sauf qu’aujourd’hui, des petites mains pullulent qui prennent le pouvoir à leur tour, et reproduisent les pratiques désastreuses de ceux dont elles dénoncent les pratiques ...

Si ces propos vous chagrinent, c'est que vous ne croyez pas dans le droit ; dans une égalité inter et alter humaine. Alors, aussi humaniste vous croyez-vous, vous n’êtes qu’un dominateur. Et je dis à tous : dominateurs ou dominés, agresseurs ou agressés, en quête rebelle ou en offre charitable, rentrez chez vous. Vous avez des enfants qui ont besoin de vous pour être heureux et grandir. Et devenir des femmes et des hommes accomplis. Que les autres qui, par atavisme, vous jalousent, vous haïssent ou vous résistent, puissent s’en retourner chez eux aussi. Ils ont des chemins à baliser, des sillons à tracer, des demeures à rapiécer. Et aussi des enfants à chérir, des compagnes à accompagner. Comme vous ...

 

[3] « Les convictions sont des ennemies de la vérité plus dangereuses que les mensonges. », Humain, trop humain, Friedrich Nietzsche (citations)

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