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POURQUOI TANT DE HAINE !!

A 00 - PARLE VRAI OU TAIS-TOI (S'IL TE PLAIT)

19 Janvier 2017 , Rédigé par saïda b Publié dans #Société - Education - Morale

Ce "registre" contient des réactions à des faits médiatiques depuis 1991.

Les pages A 01… concernent l'Algérie ; les pages AF 01... la France. Comme ça, les bon et moins bons esprits se reconnaîtront dans l'identité de leurs réactions sur les deux rives du grand lac bleu ...

A l’origine de l’écriture, une frustration intense, tenace, épidermique ; une véritable éruption sensorielle. L’écriture chez moi est d’abord une réaction. Je réagis à la maltraitance de la logique élémentaire. Une violence faite au bon sens pratique ; de nos prédécesseurs évidemment puisque je n’invente rien. Je réagis comme une grenouille décérébrée réagit à la goûte d’alcool que l’on dépose lâchement sur sa peau. Je me hérisse d’abord, puis je m’oblige à chercher à comprendre. La phase épidermique a pour effet de me libérer de la surcharge névralgique qui me prend à la gorge comme la tempête doit prendre les océans ; à contre-courant. Une fois neutralisée, ma colère cède et la sphère du langage ; pas toujours avec raison. Enfin, une fois la rage évacuée, je tente de situer et situer ce qui me pique sur une échelle socio-éducative intuitive. Ce qui veut tout et rien dire. Je crois que l’on appelle cela retrouver la raison.

L’objectif de mon écriture n’est pas d’être critique. Je n’analyse pas les faits, j’exprime une sensibilité. Je ne cherche pas à convaincre, ne croyant pas en une vérité unique. Je dis non à ce qui ressemble à une imposture intellectuelle. Se réclamer de la laïcité, de la solidarité, de l’universalité et œuvrer en même temps au nivellement des mentalités est une imposture intellectuelle. Je ne milite pour aucune cause. Ma conscience, ou plutôt ma fleur-de-peau, est mon seul maître. Un maître tyrannique auquel je me soumets avec délectation. C'est tellement bon de se vider de son venin ... J’ai tout de même une référence inébranlable : « La connaissance de la connaissance nous oblige à la vigilance à l’égard de la tentation de la certitude. »1 Et je m’accorde deux droits fondamentaux irréversibles : celui de m’exprimer librement sur tout ce qui m’interpelle et celui à l’erreur.

Par souci de cohérence, je situe les valeurs dont je me réclame ici dans la société que je connais : trois communautés ont forgé mon tempérament. Deux pauvres, culturellement proches mais sociologiquement antinomiques : un village berbère semi-nomade jusque dans les années quarante, dans les Aurès, et un quartier arabe aux confins d’une ville au raz du désert. La troisième source est française de formation et par alliance de première main : seconde épouse de mon père, fille de néo nazies naturels, convertie elle-même au communisme choque des cultures oblige. Cette troisième branche est caractérisée par une fausse bourgeoisie intellectuelle dont le militantisme affiché était en contradiction criante avec les rapports au premier degré. Leurs proches immédiats : leurs parents et enfants. Ce creuset socioculturel, économique et politique constitue un réservoir de plus de cinquante ans pour une comparaison relativement objective entre hier et aujourd’hui, entre ceux-ci et ceux-là. Pour compléter ma présentation, je précise qu’à un moment de ma vie, j’ai adopté toutes les valeurs distinctives d'une personne instruite, intelligente, responsable, désespérément pseudo-bourgeoise.

N'ayant plus foi en la préséance de l’intelligence par acquisition-accumulation-reproduction-transfert de savoir ou par statut socio-économique à valeur ajoutée, je considère ces phénomènes responsables de l'atrophie de notre potentiel. En toute logique, je ne devrais pas tomber dans les écueils sournois des préjugés nationaux ou culturels mais … Je ne peux être juge et partie à la fois. Jugez-en par vous-même.

J'écris en définitive pour rester saine d'esprit. Et je me demande comment peuvent se sentir ceux qui ne savent pas ou n'aiment pas écrire, quand ils ont quelque chose à dire qu'ils ne disent pas ...

 

1 L’arbre de la connaissance , Humberto R Mature et Francisco J Varela, Addison-Wesley, 94.

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