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POURQUOI TANT DE HAINE !!

B 00 - HOMOTRANSEXUABILIS

23 Décembre 2015 , Rédigé par saïda b Publié dans #Société - Education, #Morale

De la faillite éducative à la débandade des genres

Cette partie du blog porte sur une partie de ma vie privée prise en étau entre des tyrannies à la fois opposées et complémentaires. Vie privée mais sociale, donc pas confidentielle. Privée donc mais publique parce que quiconque peut vivre ce dont je parle.

Je témoigne pour dire que si c'est votre cas, vous n'êtes pas seuls à vivre des épreuves qui vous donnent l'impression d'être 'pas normal', pire que tout, que vous méritez ce qui vous arrive ... Nous sommes des millions, toutes catégories socioéconomiques et culturelles confondues, mais nous ne le savons pas. Quand nous serons des millions à savoir que nous sommes des millions, les choses se passeront nécessairement autrement ; parce que un million d'hommes avertis qu'un million d'autres hommes le sont, cela fait une société qui sait la valeur de la vie ...

Si vous vous respectez, vous n'en ferez aucun usage indélicat, ou de nature privée ou professionnelle sans mon accord. Si vous ne vous respectez pas, rien ne vous en empêchera. Tant pis pour vous.

 

Résumé

Effleurant à peine l’âge de raison, mes deux très jeunes enfants sont devenus délinquants ; en toute sécurité. Ignorant cette pathologie du comportement juvénile, quand je constatais qu’il manquait des sous dans mon porte-monnaie, je me reprochais mon étourderie.

Quand ça c’est reproduit, j'ai accepté d’être nulle en gestion de mes dépenses et cessé de faire semblant de tenir mes comptes. Quand les faits sont devenus évidents, incrédule, démunie, j’ai cherché une aide. L’aide m'a prise au piège. J'ai été moi-même mise en cause : j'étais ou trop ou pas assez de tout. Il m’a fallu résister sur trois fronts : la conduite de mes enfants, l’agression que je subissais de la part des référents socio-éducatifs, et l’épuisement.

L’accusation d’un défaut de sentiment d’identité nationale balancé sur la voie publique en 2009 par le Représentant Suprême de la Loi en France a fait tilt. Non ! Mon origine étrangère ne prédisposait pas mes enfants à la délinquance. Leur déroute, leur chemin de croix et le mien, s'inscrivent dans une débandade nationale générale, dont mon témoignage n'est qu'une illustration.

 

Ma biographie en rapport avec mon témoignage

 

Professeur d’anglais en Algérie, j’avais été sensible au désarroi d’une majorité des élèves issus de l’exode rural pour qui les codes de la vie citadine, dont les codes scolaire, étaient une épreuve sans voie d’accès ; ni issue une fois qu'ils y étaient. En même temps que la mixité nouvellement instaurée créait une situation délicate. Quant à l'anglais ...

Bien que minoritaires en nombre, les jeunes citadins occupaient l’espace avec une assurance hégémonique. Cherchant à équilibrer les rapports, j’ai eu recours à une résolution paradoxale de tous les problèmes réunis : le problème tuteur. Des mises en scène surprise ont mis en difficulté tous les élèves de façon égale indépendamment de leur niveau en anglais.

Une stratégie délicate destinée à mettre la compétition hors jeu en lui substituant le recours à la créativité instantanée, un peu désordonnée certes, mais combien plus riche en surprises et en amusement partagé. Ainsi ont été mises à contribution des qualités personnelles non scolaires bien plus intéressantes.

C’est ainsi que des jeunes d’origine socioculturelle et de parcours scolaires différents qui s’ignoraient ostensiblement ont commencé à se parler et travailler ensemble en cours d’anglais (arabisants issus de l'enseignement religieux récemment régulé ; et bilingues de scolarité classique en français, bénéficiant d'un apprentissage initial en arabe) même quand ils ne parlaient pas la même langue (berbère, arabe) !

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L'esprit de la lettre

Il n’est question dans mon témoignage ni de sociologie ni de sexe, débandade oblige, mais d'un déficit de virilité mentale chez des hommes qui président à nos destinées. Et des femmes qui s'en prétendent les égales, au prix de la relégation de leur genre spécifique. Après la négation de l'autorité tout court et la promotion de l'enfant auto entrepreneur de sa vie en 1968, on nous sert fin 2013 la négation du sexe personnel : naître garçon ou fille ne vous condamne pas à le rester. Vous pouvez devenir ce que vous voulez en termes de comportement, donc de pratiques sexuelles. On n’a pas attendu les années 2000 pour cela. En 1987 Mylène Farmer s'attire les faveurs de la communauté homosexuelle avec sa chanson "Sans contrefaçon" . Auparavant, en 1967 paraissait la chanson "Un garçon" de Sylvie Vartan dans laquelle elle était déjà à la fois un garçon quasi voyou et une toute petite fille passablement amoureuse ! En 1984 la chanson "Lemon Incest" de Serge Gainsbourg en duo avec sa fille suggérait l’inceste, souhaité mais/ou interdit, relativement bien rendu dans le clip. A chacun de démêler ce qu’il peut. Depuis, le couple homo et divers sexuel déclasse le couple hétérosexuel ; la famille mono et quadri parentale la famille en binôme ; les fantaisies sexuelles détrônant tout à la fois la décence, la contenance, la fidélité, l'équilibre psychique et la sécurité sanitaire. Allez hop les petits ! Au lit avec vos camarades, comme des grands ... Encore si les ouvrages étaient francs et beau ! Notons cependant qu’aucun chanteur homme n’a encore produit de chanson où il serait à la fois un tout petit garçon amoureux à fondre et une jeune femme libérée décomplexée … La révolution féministe serait-elle une tactique déloyale destinée à réduire les hommes à une fonction réversible, comme les matelas, les couettes, ou les imperméables …

La République égalitariste s’est montrée incapable d'assurer une égalité effective des chances face à l'apprentissage, à la santé, à l’emploi, elle introduit une égalité des genres qui, comme on le fait pour un vulgaire fichier informatique, écrase le genre antérieur : tu es une fille ou un garçon, ton père est un homme, ta mère est une femme. Des fantasmes libérateurs qui se matérialisent dans des paradoxes encombrants. Ainsi, la sacro-sainte laïcité, qui rend quasi obscène la manifestation du fait religieux en publique, est promue religion d'état par Monsieur le Ministre de l'Education Nationale socialiste (2014 ?), hétérosexuel en apparence ... Leurs adversaires politiques avaient auparavant établi un lien généalogique direct entre les origines maghrébines des adolescents et leur conduite délinquante. Aujourd’hui, on en est à la gloire transhomosexuelle : c'est à qui s'affiche homo-trans-gay-lesbien et désireux d’enfants. Et disposé à se mettre à quatre pour en confectionner un, qui n'a pas besoin de savoir qui sont ses parents biologiques cela va de soi. Transhomosexuabilisons donc gayment entre hemmes et fommes indifférenciés …

A ce point de l’évolution de mon espèce, je me permets d’exercer ma capacité de questionnement et de me demander quel genre d'industrie pourrait parrainer le lancement du concept d’un genre en kit en libre service … La panoplie des préservatifs et contraceptifs serait-elle parvenue à un seuil critique de rentabilité ? Quoi qu’il en soit, pour l'instant, les chats font toujours des chats, les poiriers des poires, les humains des humains, qui se reproduisent dans une relation sexuelle directe entre hommes et femmes de fonctions sexuelles et affectives différenciées complémentaires.

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Dans ce cadre rigide que nous impose notre condition tellement ingrate, chaque fécondation, chaque germination, chaque bourgeon, chaque éclosion, chaque naissance, contient tout le génie de la nature. Chaque enfant qui vient au monde est un trésor de ressources et de potentialités. Chaque petit être qui ouvre les yeux sur son univers est une promesse, non ! Pas d’avenir, Madame, Monsieur les politiques, mais d’un présent continu qui façonne en lui un être intelligent. Comme une roche, un singe, un vermisseau ou un pissenlit est un être intelligent parce qu’il naît et se reproduit en tant que tel, et que son mode de vie préserve naturellement son habitat. Dans ce sens, les humains ne sont plus intelligents puisque plus ils sont civilisés plus ils sont polluants. Une évolution pathologique qui ne peut trouver d’explication que dans un phénomène contre nature : la perte de la conscience du sens chez des êtres sensés en être les dépositaires exclusifs.

En France, et peut-être ailleurs aussi, la perte pour chacun commence à un stade précoce avec un rapport conflictuel à l’apprentissage. En particulier de la langue maternelle, donc des enseignements de bases réalisés dans cette langue. Le sens de l’orthographe, de la grammaire, de la syntaxe, du calcul ou de l’histoire échappe à un nombre considérable d’enfants. Ainsi qu’aux politiques d’ailleurs, qui recourent à des techniques de funambules pour tenter d’équilibrer un balancier fou aux extrémités duquel pendouillent deux charges explosives instables : les méthodes et les outils pédagogiques d’un côté, les enfants et les enseignants de l’autre. Avec pour effet cumulatif l’acculturation et l’affirmation de soi dans l’échec. Les experts manipulent leurs jargons spécifiques comme un jeu de signes dont la règle est l’exception. Ils y sont chez eux et sont incapables d’imaginer un autre foyer de conscience que le leur, pas plus qu’on ne peut concevoir que le foyer d’un incendie puisse se trouver à quinze kilomètres du lieu de l’incendie.

Pour accéder à une caste, il faut réussir selon des critères propres à chaque caste d'experts. C’est-à-dire produire une preuve formelle de la connaissance, non de la langue commune, personne n'en fait usage, mais des exceptions qui font la règle dans le domaine de chaque caste, dans lequel seuls les techniciens hors contexte excellent ! La pratique généralisée de l’exclusivité a induit dans la société un état d’esprit auto-immun : demandeur, offreur ou bénéficiaire de services, adversaire ou compagnon, tout le monde acquiert une défiance naturelle contre tout le monde. Un effet Roundup dû à la dénaturation de deux facteurs humanisant : le sentiment d'une joie partagée et la conscience généalogique.

Désactivée, la fonction attachante de ces deux aptitudes, qui sécurisent la personne dans son environnement, a subi une dérivation forcée vers un plaisir compulsif à consommer du futile, du ponctuel, du coûtant comptant. Du non partageable. Comme les mauvaises herbes et les mauvais insectes, les mauvais joueurs développent la capacité de résister aux traitements les plus puissants : la sanction systématique, la stigmatisation, l’enfermement. Mais des cendres peut toujours rejaillir une flamme ; d'une souche morte peut naître une nouvelle branche …

Pour ce qui concerne la conscience, l’intelligence d’espèce, la flamme naîtra d’une franche promotion de deux ressources non synthétisables : la raison et l’intuition.

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Émigrer, mourir un peu

L’émigration est une rupture à répliques répliquées. Souhaitée, elle peut être vécue comme un changement de résidence. On peut alors trouver un recours contre le sentiment d’isolement ou celui d'une erreur de projet. Quand elle est entreprise à contre cœur, on s’en va sans savoir où, comme si le corps et l’esprit prenaient des chemins différents pour que la souffrance s’égare entre les deux pôles. Pour qu’elle reste vague et que l’on puisse passer au travers, comme au travers d’une brume épaisse. Un mur opaque mais immatériel qui ne vous emmurerait pas.

Française d’origine étrangère, masculine dit-on dans mes manières, mère attentive à la santé morale et physique de mes enfants mais sans concession quant à la qualité du langage, j’affirme mon droit à mon intégralité personnelle indépendamment de mes enfants, des mes nationalités, ou de quelques catégories socioprofessionnelles dont je dépends ou bénéficie. Je revendique et ma liberté d’expression et mon genre féminin, en soumission humble et libre à la condition dont ma nature m’a gratifiée. Et à ma fonction d’autorité indivise, incessible, dans ma relation à mes enfants.

Mon premier acte d’intégration a été, moins de six mois après notre arrivée, d’emmener ma fille de six ans chez un psychologue scolaire : elle était trop naïve par rapport à ses camarades de même âge. Après deux ou trois mois de thérapie, l'avis du spécialiste des troubles comportementaux juvéniles m'a glacée : il est normal d’être naïf et confiant à cet âge-là. Ce que je croyais aussi mais ... Ce sont les camarades de ma fille qui auront perdu leur innocence trop tôt. Nous étions bel et bien inadaptées ...

Pendant des années, je me suis débattue entre la conscience de ce handicap et celle de l'irréversibilité de notre situation. Ma sensibilité écorchée s’est matérialisée dans une réflexion critique de la vie moderne, une intolérance quasi épidermique aux contradictions entre profession de foi humaniste et défaut d’humanité sur le terrain. En tout cas en comparaison avec l’image que je me faisais de la vie en France avant mon immigration[1] régulière.

A mon insu (mille pardons aux censeurs attitrés), les enfants ont développé des comportements étrangers à notre relation domestique. Après avoir beaucoup pleuré au retour de l’école la première année de scolarité, parce que leurs camarades me traitaient, ils ont fait comme tout le monde. « Moi aussi, je vais traiter leurs mères » a annoncé G un jour. Son intégration allait s’avérer une réussite absolue. Sa maîtresse de CE2 a cristallisé son esprit de revanche en lui donnant plus d’occasions que nécessaire pour aiguiser son art de la réplique sournoise[2]. Sans que cela ne soit perceptible, il n’a plus entendu raison. Lui et sa jeune sœur se sont affirmés dans leur autonomie par défaut sans plus se plaindre ni m’informer de leurs stratégies d'intégration. C’est sans doute ainsi que beaucoup de jeunes se forgent une identité territoriale : la trahison leur sert de kit de survie, pour devenir une seconde nature dont ils n’ont plus la maîtrise. Pendant tout ce temps, j'ai pratiqué un langage qui leur était devenu étranger, et ne pouvait par conséquent leur être d'aucune utilité[3]. Pire : il les rebutait.

Après une période d'indécision inquiète, j'ai pris mon bâton de pèlerin et j'ai bousculé, rejeté les obstacles sur mon chemin. J'ai réagi avec âpreté à ce qui me heurtait, m’agressait. Pour comprendre longtemps après que nos difficultés étaient un effet dynamique naturel. Comme un corps plongé dans un liquide a pour effet dynamique naturel de provoquer une élévation du niveau du liquide dans son contenant. L'effet n'est ni subi ni produit par l'un des éléments seul. Le phénomène correspond à une interaction entre des forces conjuguées dans des conditions données. Conformément à cette loi physique, les enfants ni les parents ne peuvent être tenus pour responsables des problèmes dits comportementaux. Pas plus que les usines ou les porcs compressés dans leurs enclos industriels ne sont responsables de la pollution qu'ils produisent. Les enseignants non formés à la gestion de la relation de groupe de leur incapacité à gérer les désordres dans leurs classes. Les oies de l’hypertrophie de leur foie ou des dérèglements du vôtre aux Grandes Occasions. Comme mes enfants, les vôtres et ceux des autres, de plus en plus de jeunes produisent un excès d'intolérance à ce qu'on tente de leur faire avaler contre leur gré, comme des oies … Les bonnes manières que nous exigeons de nos enfants sont artificielles et trompeuses. Comme nos réactions face à la désobéissance[4].

D'origine désapprouvée, mise périodiquement à l'indexe pour non-conformité avec une idéologie dominante ou une autre, et mère d'enfants authentiquement délinquants en leur temps, je suis directement concernée par l’acte de discrimination au sentiment identitaire, et considère de ma responsabilité interculturelle et inter communautaire de mettre mon expérience ici et maintenant sur la balance de la pratique démocratique.

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